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Ses souvenirs vivaient en ce lieu
comme des doigts agrippés aux corniches rocheuses,
comme des racines. Quand il est mort
et que son influence s’est répandue dans l’air,
j’ai dit : Que mon esprit soit la terre
de sa pensée, que sa bonté
m’ouvre la voie. Bien que je n’échappe pas
à l’histoire enfoncée dans ma chair,
certains gestes sages de ses mains,
les tournures de ses paroles
me restent. Son espoir de paix
m’accompagne dans les jours difficiles,
la trace de son souffle s’estompant peu à peu
depuis trois étés passés dans la terre.
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Par Wendell Berry
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Traduction : Yannick Imbert
